06.12.2009

Nationalisation et maintien du capital structurel étatique

A l’origine d’une société à vocation progressiste (qui évolue vers « mieux ») se trouve la mise en commun des moyens de subsistance, l’organisation de la vie sociale autour de ses moyens et la constitution d’un organe dirigeant chargé de définir les priorités, d’encadrer la production et la consommation de ses ressources, de guider la communauté.

Le seul monopole de « la violence » ne peut suffire à maintenir un État stable et une société pérenne et prospère. Comme évoqué dans une réponse au sujet de la drogue et des activités criminelles, L'État doit encadrer tous les aspects de la vie sociale humaine dont fait partie l’économie, qui n’est autre que la somme des moyens de subsistance, la gestion des ressources naturelles et humaines ainsi que leur exploitation dans l’objectif constant d’améliorer les conditions de vie et d’harmonie de l’Homme au sein de la Nature (de l’humanité dans son habitat).

Reprise du billet « Royautique » : les fonctions régaliennes visant à maintenir la paix, l'ordre public et la sécurité du territoire pour permettre aux individus d'exercer leurs libertés ne suffisent pas ! Aux fonctions militaires, diplomatiques, judiciaires et policières doivent s’ajouter en
monopoles :
- la production et régulation de la monnaie (pour contrôler la base des échanges économiques, maintenir « le pouvoir d’achat » et l’accès aux denrées),
- la détention des unités de productions énergétiques (la maîtrise des énergies est essentielle au développement d’une civilisation et ne doit en aucun cas sortir du domaine étatique),
- la gestion des réseaux routiers et de transports ferrés (pour une circulation efficiente et sécurisée des citoyens à travers le territoire),
- l’exercice de l’éducation public (pour garantir l’apprentissage de la citoyenneté, cf. « éducation citoyenne ») et des soins médicaux (seul moyen de garantir qualité et universalité d’accès),
l’exploitation et la distribution de l’eau (cette ressource indispensable à la vie humaine ne peut être sous domination privée !),
- la régulation et le contrôle qualitatif des denrées alimentaires (pour en garantir la qualité sanitaire et nutritive, empêcher la surproduction et le gaspillage).

L’abandon de ces secteurs et prérogatives par un État revient à transférer une part importante de son pouvoir, le plaçant, ainsi que tous les citoyens, en situation de dépendance vis-à-vis d’intérêts privés !

De même, au moins un média couvrant tous les vecteurs de diffusion doit être propriété exclusive de l’État, afin de permettre une transmission objective d’informations servant les intérêts nationaux et non des groupes privés, sans réclame commerciale et sans pression financière mettant en péril l’intégrité des journalistes (cf. « Déontologie des journalistes »). Afin de servir de balise, de référence dans un domaine essentiel, la communication entre État et citoyens.